Killing Joke - Night Time - 1985 - EAC Rip - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit –

Téléchargement & Détails

Téléchargement Anonyme

Nous vous recommandons fortement l'utilisation d'un VPN pour télécharger vos torrents en toute sécurité & anonymat :

Accéder au VPN Trust.zone
Télécharger Télécharger le torrent
Seeders 2 Leechers 0 Complétés 20
Informations Voir les informations
Fichiers 8 - Voir les fichiers

Présentation

Ajouter à mes favoris Voir le NFO Signaler

Killing Joke - Night Time - 1985

- EAC Rip - FLAC - 44100 HZ / 16 Bit –

R-409587-1242490778.jpeg.jpg

R-409587-1242490813.jpeg.jpg

R-409587-1242490852.jpeg.jpg

ARTISTE

La légende veut que Killing Joke soit né d'une rencontre dans une file d'attente de l'agence britannique pour la recherche d'emploi à la fin de l'année 1978 : de là va naître une musique que Jeremy « Jaz » Coleman et Paul Ferguson décriront comme « the sound of the earth vomiting » (le son que ferait la Terre en vomissant). Pour donner corps à leurs idées, ils passent une annonce dans le journal musical Melody Maker et recrutent le guitariste Kenneth « Geordie » Walker et Martin « Youth » Glover. Le groupe tient son nom d'une expression britannique faisant référence à une situation ou un événement paradoxal, ironique.

Ces quatre anglais se mettent alors à l'écriture et tournent dans plusieurs petites salles où ils commencent à acquérir une solide réputation. L'enregistrement d'un premier single « Turn to Red » leur permet d'attirer l'attention de John Peel et de signer avec Island Records. Killing Joke, leur premier album, propose un univers musical saturé de nombreuses sonorités électroniques, de batteries tribales, de basses syncopées et d'un son de guitare unique à l'époque. Sur scène, Jaz Coleman apparaît le visage couvert de peintures, hurlant et annonçant la fin du monde (une de ses spécialités).

Le groupe façonne son propre son avec la sortie de What's THIS for (fin 1981) puis de Revelations (1982). Mais, plongé dans l'incertitude quant à la direction musicale du groupe, et suite à la disparition temporaire de Jaz Coleman, Killing Joke se sépare. Le trio Coleman, Walter et Ferguson se reforme au bout de quelques mois et accueille Paul Raven, bassiste que Paul Ferguson ramène de son expérience avec Youth, le groupe Brilliant.

Le nouveau Killing Joke amorce dès lors un virage sujet à controverse avec Fire Dances (1983), présentant des styles musicaux plus variés. Mais le véritable tournant du groupe est pris avec Night time (1984), enregistré à Berlin, qui comprend le single « Love like blood » (Top 20 des charts UK). Cet album a la particularité de sonner très pop, avec une batterie basique surfant sur la vague électro-body-music, des mélodies muées en ritournelles perpétuellement mièvres. Adieu donc au côté percutant et violent, Killing Joke perd même une partie de son public au profit de fans de The Cure ou Depeche Mode.

Toutefois Night Time reste un succès commercial et l'un des albums les plus importants de Killing Joke, sur cette lancée le groupe sort l'année suivante Brighter than a thousand suns, toujours très pop et sur fond de cold-wave givrée dans la mouvance de l'époque.

Ce succès de tardera pas néanmoins à s'effriter, car pendant l'enregistrement de ce qui devait être un album solo de Coleman, Virgin Records met la main sur des démos enregistrées par Walker et Coleman et projette d'en faire un album de Killing Joke. C'est donc en toute hâte que Coleman finalise les morceaux pour ce nouvel opus, Outside the gate, qui verra le jour en 1988 avec de nouveaux musiciens et restera la pire édition liée au patronyme. Sur le même principe paraît l'année suivante The Courtald talks. C'est la fin d'une époque. Killing Joke décide de se séparer, puis tente un procès contre la maison de disque, qui ruinera le groupe tant moralement que financièrement.

Killing Joke se reforme malgré tout et se lance dans une tournée, allant de petits clubs en petits clubs avec de nouveaux musiciens. A partir de ce moment, et pour la décennie à venir, le groupe voit passer tellement de membres qu'il devient symboliquement un collectif, une famille, avec sa manière de vivre, de penser, et articulée autour d'un homme charismatique, Jaz Coleman.

En 1990, après quatre ans de silence créatif, Killing Joke redonne enfin signe de vie : Extremities, dirt and various repressed emotions devient le deuxième brûlot du groupe en renouant avec l'avalanche de dégoût, de colère et de sarcasmes si caractéristiques de leur musique. Avec le recul, cet opus reste certainement le plus terrifiant de tous. La cold-wave est mise au placard au profit de hurlements profonds, de riffs grassouillets, de sonorités métalliques, de mélodies grinçantes. Coleman y a mis toute son âme : outre les cris plus rauques et malsains les uns que les autres, les textes sont presque tous des bras d'honneur envoyés à la société. Mais le côté novateur se situe dans les arrangements : Killing Joke revêt alors un côté très industriel grâce à l'utilisation de diverses sonorités en complément de sa musique.

En ce début d'années 90, la scène est en profonde mutation : l'explosion metal indus secoue bon nombre d'adeptes de la contre-culture. Ainsi, Killing Joke va naviguer aux côtés de groupes tels que Rage Against the Machine, Pearl Jam, Faith no More, Soundgarden, Ministry ou encore Nirvana. Au cours des quelques années suivantes, les membres de Killing Joke se recentrent chacun sur d'autres activités artistiques : Coleman met à profit sa formation en direction d'orchestre symphonique, Paul Raven rejoint le groupe Prong et Walter s'installe à Détroit (il meurt d'une attaque cardiaque le 20/10/2007). Une fois encore, la dispersion du groupe semble définitive, mais il n'en est rien.

Killing Joke revient plus en forme que jamais en 1994, avec un nouveau cru, Pandemonium. En fusionnant leurs vieux sons avec des influences plus métalliques, le groupe renoue avec le succès commercial, notamment grâce à « Millenium » qui est diffusé très régulièrement sur les ondes. Deux ans plus tard, c'est Democraty, un album bien nommé puisqu'il s'agit là d'une version épurée de la musique de Killing Joke, osant l'électro-métal, les heurts tribaux, la douceur, les guitares acoustiques... prouvant ainsi aux fans que le groupe maîtrise son sujet en apportant plus de subtilité à sa musique. A une tournée mondiale s'ensuit un nouveau break, cette fois pour une durée de six années, laissant les gatherers (nom donné au groupe par leurs fans) dans l'expectative.

Il aura fallu qu'un George Bush Junior lance l'une des plus énormes injustices géopolitiques pour que Coleman se décide à sortir Killing Joke de son silence. Avec les éternels Georgie et Raven, c'est tout un symbole qu'il faut voir dans ce dixième album, éponyme pour la seconde fois. Il respecte le cahier des charges fixé, offrant des titres à l'énergie post-punk retrouvée, des riffs de guitares simples, grinçants et directs mais réduisant au minimum les arrangements industriels si précieux aux derniers albums : Killing Joke se fait presque caricatural.

L'année 2005 est celle de la consécration, avec deux soirées pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire du groupe, auxquelles s'ensuivent une sortie DVD et un album live. Un nouvel album est même en préparation l'année suivante, Hosannas from the Basements of Hell, au son sourd et caverneux. D'emblée, il provoque un choc : chant éraillé, guitares insalubres, titres explosifs nous contant une fois de plus le déclin de l'humanité... Killing Joke est peut-être ici. Le 20 octobre 2007, Killing Joke perd l'un de ses anciens membres en la personne du bassiste Paul Raven.

En 2010 sort Absolute Dissent, album original signalant le grand retour de Killing Joke, trente ans d'existence au compteur. A cette occasion, Jaz Coleman et les musiciens originaux, soit la formation de 1982, effectuent une large tournée mondiale allant de l'Europe aux Etats-Unis. De passage à Paris pour un concert au Bataclan, Jaz Coleman est fait Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres le 27 septembre 2010. Ces honneurs digérés, Killing Joke se remet au travail pour livrer MMXII - qui signifie 2012 écrit en chiffres romains - et démontre une étonnante capacité à continuer à déverser une apocalypse sonique sur des fans tétanisés.

L’ALBUM

Forces Parallèles

Ce cinquième album de KILLING JOKE va refléter une nouvelle direction prise par le combo, qui va mettre un pied dans la new-wave alors très en vogue depuis le début des années 80. C'est également cet album qui va véritablement révéler KILLING JOKE au grand public grâce aux singles "Eighties" ou "Kings And Queens", et au tube "Love Like Blood", un morceau monstrueusement taillé pour les dancefloors que (quasiment) tous ceux qui ont traversé les années 80 connaissent. Evidemment, le succès commercial sera bien présent malgré le scepticisme des fans de la première heure (il faut dire aussi que le mouvement punk né au milieu des années 70 est en perte de vitesse à cette époque). On n'oubliera pas que l'album Fire Dances avait déjà vu le groupe infléchir légèrement sa hargne et son propos et donc, rétrospectivement, l'arrivée de Night Time se comprend mieux si on replace tous ces éléments dans le contexte de l'époque. Sur Night Time il existe toutefois un équilibre entre les quelques restes (bien maigres) de post-punk originel si particulier et la nouvelle orientation new-wave. Un équilibre qui sied au groupe à ce moment mais qui deviendra par la suite un sujet de tensions, KILLING JOKE surfant sur une vague de plus en plus pop. Mais nous n'en sommes pas encore là.

Night Time c'est donc l'entrée dans un nouveau style plus accessible, dans de nouvelles ambiances plus mainstream. Jaz COLEMAN met de côté son growl contestataire et hargneux, sa voix se fait moins rugueuse et forcée, désormais il chante sans la pelletée d'effets qu'on retrouvait sur les premières productions. Il semble plus apaisé et moins revendicateur, même s'il parle de combattre dans le morceau "Eighties". Symbole s'il en est de cet apaisement, ses claviers jouent des coudes pour occuper l'espace et essayer d'envelopper le tout dans des nappes mélodieuses (plutôt maigrichonnes) aux sonorités très marquées du sceau des années 80. La batterie de Paul FERGUSON s'assagit également encore un peu et doit composer avec des beats plus électroniques, moins organiques. Mais où sont passées les rythmiques tribales et endiablées si originales des précédentes productions, elles qui représentaient la marque de fabrique du combo ? Si on croit encore parfois les entendre, comme sur "Darkness Before Dawn", il faut bien avouer qu'elles en restent à un stade embryonnaire et sont volontairement non abouties. La batterie semble bridée, comme branchée sur du 110 volts. Geordie WALKER, lui, a dressé sa guitare, elle se fait plus docile. Seul Paul RAVEN semble un peu mieux loti avec sa basse généralement bien mise en avant, lorgnant se faisant sur la coldwave (mais aussi le funk pour le côté dansant). Il nous offre un beau jeu de basse bien mémorisable sur "Love Like Blood", qui lui donne un côté très dancefloor, ou sur "Multitudes", un titre de bonne facture. De ce fait, on a vraiment l'impression que la basse de RAVEN éclipse un peu trop souvent la guitare de Geordie.

Alors, Night Time est-il un album moyen ? A la lecture de ce que je disais précédemment on pourrait le penser. Mais si on accepte cette nouvelle inclinaison, cette nouvelle orientation, la réponse est évidemment négative. Night Time est un bon album, solide en son genre. Mais c'est tout. Sans plus. Il ne transcende rien, et ne représente pas le côté intéressant de KILLING JOKE. Malgré tout, deux titres ressortent véritablement de cet album : "Love Like Blood" et "Eighties".

Tout d'abord "Eighties" est le titre le plus "killing jokien" de l'album, en ce sens qu'il est sans doute le titre le plus post-punk de ce skeud, celui qui est le plus dans l'esprit des productions précédentes. Titre le plus énergique, on y entend Jaz COLEMAN y élever la voix, pousser quelques hurlements (push ! struggle !), la batterie semble reprendre du poil de la bête et Geordie se rappelle enfin à nous. Toutefois, il ne faut pas s'attendre non plus à ce qu'il casse la baraque puisque Jaz se contente de nous chanter qu'il vit dans les années 80, et il n'y a pas de quoi en faire un fromage, finalement. Mais un morceau bien pêchu comme celui-ci ne se refuse pas. Ce "Eighties" sera d'ailleurs plagié dans son riff par NIRVANA pour son "Come As You Are" et plusieurs versions circulent sur la suite qui aurait été donnée par KILLING JOKE à cet emprunt. Selon certains, les poursuites judiciaires auraient été abandonnées après la mort de Kurt COBAIN en 1994 (version Jaz Coleman), d'autres affirment que KILLING JOKE n'aurait pas poursuivi NIRVANA en justice pour des raisons d'ordre financier (par manque de moyens, peut-être suite au procès ruineux contre sa maison de disques). Quoi qu'il en soit, Dave GROHL, le batteur de NIRVANA (et fan de KILLING JOKE), viendra payer la dette du groupe en jouant sur l'album éponyme de KILLING JOKE en 2003.

"Love Like Blood" avec ses claviers aux sonorités nocturnes, avec son refrain accrocheur, sa ligne de basse bien dansante et funky, est un hit parfait pour les dancefloors et les stations de radio. Ceux qui ont vécu pendant les années 80, et qui étaient en âge d'écouter et de s'intéresser à la musique, le connaissent presque tous. Dites-leurs "KILLING JOKE ?", ils vous répondront "Love Like Blood !". Et c'est vrai que ce morceau est une tuerie ultime dans son genre, d'une efficacité redoutable ; un titre tout simplement imparable et qui a très bien fonctionné dans les charts et les clubs.

Maintenant, à côté de ces deux gros titres, le reste paraît bien sympathique mais tient moins bien sur la durée. De manière générale, cet album - comme beaucoup d'autres des années 80 - n'a pas très bien vieilli. Mais rien que les deux titres cités ci-dessus peuvent mériter qu'on y prête attention. Car, au fond, Night Time reste malgré tout un bon album, aux mélodies globalement accrocheuses mais parfois un peu passe-partout. Prise avec du recul, toute cette période plus new-wave ne constitue qu'une parenthèse pour le groupe, même si elle continuera à marquer les compositions par la suite. Night Time est un album qu'on peut écouter de temps en temps avec un certain plaisir, mais pas trop souvent. Excepté peut-être pour les nostalgiques des années 80 qui ont fréquenté les pistes de danse ...

XSilence

Vous aimez les groupes aux influences coldwave ? Le genre de groupes à distiller une atmosphère oppressante, à la The Cure ? Vous recherchez un remède à Joy Division ? Night Time de Killing Joke est pour vous ! Le quatrième opus du combo emmené par le provocateur Jaz Coleman, remplit ses promesses. Pas mainstream pour un sou, il contient l'un des grands classiques new-wave avec "Love Like Blood". L'ambiance de la pochette, nous exposant Jaz en proie à des troubles, est représentative de l'album en général, même si certains titres donnent lieu à quelques hochements de tête et des envies de bouger... Une basse lourde mais avec beaucoup d'effets et des guitares parfois hard, des textes bien torchés, un chanteur charismatique, Night Time, c'est tout ça à la fois.

Seulement 8 titres, mais 8 titres denses. Pas encore mon disque préféré, mais à découvrir absolument. Ne serait-ce que pour la dernière piste, "Eighties". Kurt s'est plus qu'inspiré de ce morceau, pour ne pas dire plagié, pour composer son "Come As You Are" !

Guts of Darkness

Killing Joke est un groupe qui a marqué bien des styles. Mêlant ésotérisme, révolte contre le système, philosophie, colère, ils ont glissé d’un punk goth sombre à un métal indus percutant en passant par une période plus gothique dont ‘Night time’ est probablement l’exemple le plus marquant. Canalisant sa rage, le groupe semble avoir voulu travailler davantage les atmosphères, développer le côté crépusculaire de sa musique en insistant davantage sur la mélodie. Dans la tradition de formations de l’époque comme U2 ou Big Country, Killing Joke manie la guitare flamboyante mais avec un son et une énergie beaucoup plus noirs. Jaz Coleman a travaillé sa voix, laissé de côté la colère pour ne garder que mélancolie et désespoir. Une discrète touche de clavier désenchantée complète l’ambiance triste et nocturne du disque. Résultat, le groupe a pondu là quelques uns de ses plus grands hits dont le superbissime et intemporel ‘Love like blood’ qui aujourd’hui encore fait le bonheur des dancefloors. Mentionnons également ‘Darkness before dawn’ qui œuvre dans le même genre d’atmosphère, ‘Tabazan’, ‘Night time’. Seul bémol, alors que les compositions s’enchaînent sans la moindre faiblesse jusqu’ à la piste 5, les trois dernières pièces semblent témoigner d’un certain essoufflement et si ‘Multitudes’ tient encore la route en pompant la rythmique de ‘Love like blood’, on zappera en revanche sans le moindre regret sur le moyen ‘Europe’ et surtout ‘Eighties’. Il n’empêche que ‘Night time’ reste une pièce maîtresse de la discographie du groupe et reste son meilleur témoignage musical de la seconde partie des années 80.

Metalorgie

Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Killing Joke laisse couler plus d’un an entre deux LP. Avec Fire Dances, le groupe avait prouvé qu’il était redevenu une entité solide et le temps n’a pourtant pas manqué depuis. Certes l’intervalle de durée entre ce dernier et son successeur n’est pas franchement long, mais avec le recul, il est facile de trouver une corrélation entre celui-ci et le tournant que prend le groupe.  Night Time (puisque c’est son nom) confirme le changement qu’avait indiqué le groupe 2 ans plus tôt, à savoir une redirection de l’énergie vers des choses plus 80’s, notamment cold wave.

Night Time bascule même, dira-t-on, clairement du côté cold wave. On retrouve des hymnes clairement affiliés à Dominator (du précédent disque), et le côté percutant et violent de Killing Joke est quasiment mis au placard. Mais ce n’est pas tout, Night Time prend également un côté très pop pour l’époque. La batterie est devenue franchement basique, marquant les temps inlassablement et monotonement, à la manière de la vague electro-body-music. Les mélodies se sont mues en ritournelles basiques et mièvres, parfaites pour le dancefloor, et le chant de Coleman sonne même très « variété », même si glaciale d’émotions et malgré quelques légères divagations (Tabazan). Chaque titre se révèle être un sacré tube noir en puissance, et c’est d’ailleurs le destin qui attend Love Like Blood, qui atteint le top 20 anglais des singles et y reste ancré plusieurs semaines. Alors bien sûr, on peut voir en ce disque l’amour que Jaz portait aux années 80, notamment avec le titre Eighties (à propos de ce titre, petite anecdote amusante : lors de la sortie de Come As You Are de Nirvana, une petite polémique éclata quant à la parenté mélodique des deux titres), mais les fans de l’époque ne l’entendent pas de cette oreille. Killing Joke perd une grande partie de son auditorat au profit d’un public plus orienté vers des groupes comme The Cure ou Depeche Mode. 

Avec le recul, les sonorités pop de Night Time sonnent franchement vieillottes voire ringardes près de 20 ans plus tard, et il accuse le coup énormément plus que ses prédécesseurs. Les mélodies creuses, la production lisse, les rythmiques usées et abusées, tout contribue à faire de ce disque l’un des moins intéressants de la carrière du groupe en matière d’innovation et d’influences futures. Il marquera le début d’une période où Killing Joke ne fera plus preuve se son efficience musicale, et se contentera de rester musicalement dans son époque. Son seul intérêt réside tout de même dans le paradoxe qui l’habite encore : Night Time est extrêmement accessible, et pourtant il garde toute la noirceur et une patte ineffable à tout disque du groupe. En outre, il traduit vraisemblablement le reflet d’une époque où la médiocrité ambiante, la crise globale et tout simplement la société se reflétaient jusque dans la musique populaire. Killing Joke n’en serait certainement pas venu aux hit-parades dans une conjoncture plus positive, et la situation les a certainement aidés à atteindre ce statu, mais quoi qu’il en soit, l’affaire fit grand bruit, et Jaz fut taxé de vendu et son groupe y laissa des plumes chez les puristes.

Night Time reste comme un succès commercial et l’un des albums importants dans la carrière du groupe tant il opère un deuxième tournant après Fire Dances, qui, dès lors, prend un statut d’album de transition. Subsiste donc, deux décennies plus tard, un intérêt résidant principalement dans le fait qu’il s’inscrive dans le parcours d’un tel groupe, et sa portée symbolique quant au contexte dans lequel il a vu le jour.

TRACKLINSTING

1Night Time4:55
2Darkness Before Dawn5:18
3Love Like Blood6:48
4Kings And Queens4:38
5Tabazan4:34
6Multitudes4:56
7Europe4:35
8Eighties3:50

Sociétés, etc.

Crédits

Notes

Recorded and mixed at Hansa Tonstudios, 
Berlin, August and September 1984 

All songs published by EG Music Ltd. 1985 
except 8. EG Music Ltd. 1984 
? & © 1985 Virgin EG Records Ltd

Commentaires

Derniers commentaires

  • utilisateur

     LucOrient

    719.24Go - 621.62Go

    Ajouté par LucOrient il y a 1 mois

    Merci beaucoup :)
  • utilisateur

     Tame

    596.77Go - 253.16Go

    Ajouté par Tame il y a 3 mois

    Et je fait mon chiant mais il manque la dernière piste :p
  • utilisateur

     Tame

    596.77Go - 253.16Go

    Ajouté par Tame il y a 3 mois

    Et je fait mon chiant mais il manque la dernière piste :p
  • utilisateur

     Tame

    596.77Go - 253.16Go

    Ajouté par Tame il y a 3 mois

    Et je fait mon chiant mais il manque la dernière piste :p
  • utilisateur

     Tame

    596.77Go - 253.16Go

    Ajouté par Tame il y a 3 mois

    Merci! Fait juste gaffe a la catégorie tu l'a foutu dans karaoké ;)